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Du directeur d’école au freelance polyvalent : le parcours de Nick vers une reconversion professionnelle

4 min

Lorsque j’ai interviewé Nick, il souriait. Il était évident qu’il était fier de ce qu’il avait accompli. Son histoire – du moins celle liée à jobup.ch – est passionnante et inspirante. Et elle a commencé… avec un bébé.

Chez jobup.ch, nous cherchions un·e remplaçant·e pendant mon congé maternité. Un collègue m’a parlé de Nick. À l’époque, tout ce que je savais de lui, c’est qu’il était directeur d’école. Aujourd’hui, il est consultant indépendant en communication et stratégie de marque. Il aide des organisations à s’y retrouver dans des environnements complexes et des processus de changement. Son parcours jusque-là ? Tout sauf linéaire.

Ce qui avait commencé comme un remplacement a rapidement pris de l’ampleur : Nick s’est vu confier des missions de communication complexes et a montré qu’il était capable d’évoluer avec aisance dans un nouvel environnement.

Pour emprunter de nouveaux chemins, il faut parfois un peu de chance – et, peut-être, quelqu’un en congé maternité.

Qu’est-ce qui vous a poussé à quitter une voie stable dans l’éducation pour vous réorienter ?

Nous commençons souvent notre carrière très jeunes, avec beaucoup de passion. Mais nous évoluons. Nos priorités changent avec le temps.

Pendant la période COVID, j’ai guidé mon équipe et notre communauté. Après cela, une chose est devenue claire : je devais découvrir ce qui comptait vraiment pour moi. J’ai accompli beaucoup, ce fut une période riche. Mais je voulais un meilleur équilibre et utiliser mes forces autrement.

Parfois, il s’agit aussi d’augmenter son potentiel de revenus. Dans l’éducation, les salaires sont stables, mais limités.

Y a-t-il eu un déclic ? Un moment où vous vous êtes dit : « Il est temps que ça change » ?

J’étais à Copenhague, à un atelier sur les forces personnelles et la psychologie positive. C’est là que j’ai compris que je n’utilisais pas vraiment les miennes.

Comment avez-vous abordé la transition : avec un plan précis ou au fur et à mesure ?

Je suis quelqu’un de structuré. Pour moi, un tel changement demande un vrai plan stratégique.

J’avais une vision claire du succès et j’ai défini les étapes pour y arriver. Chaque étape avait un objectif concret.

Quel a été le plus grand défi ?

Passer d’un poste à responsabilités à un tout nouveau domaine où j’étais débutant.
Il faut réapprendre. Avec humilité. Ce n’est pas simple, surtout quand on est plus âgé que la moyenne.

Il y a eu des moments de doute. La sécurité, la communauté, la structure me manquaient. Il faut accepter ces phases.

En tant que freelance, il faut du temps pour pouvoir formuler clairement ce qu’on fait. Ce flou fait partie du processus. Longtemps, je répondais : « Avant, j’étais… » quand on me demandait ce que je faisais. Il a fallu que je me détache de ça.

Avez-vous un conseil pour celles et ceux qui changent de voie ?

Postulez à des offres même si vous ne remplissez pas tous les critères.
Misez sur vos compétences transférables. Si vous les connaissez, vous saurez les mettre en valeur. Pour moi, c’était la collaboration, la communication et la capacité d’apprentissage. Elles sont restées utiles dans les deux univers.

À quoi ressemble une journée type aujourd’hui ?

Je planifie du temps pour mes projets ou mes client·e·s. J’ai besoin d’un certain rythme.

Je respecte souvent des horaires classiques, mais j’ai plus de flexibilité. Avant, prendre un rendez-vous chez le coiffeur un mardi matin était inimaginable. Maintenant, je le fais.

Défis, apprentissages et découvertes

Quels ont été les plus grands défis ?

Je ne viens pas du monde de l’entreprise. J’ai dû créer ma propre structure.

Du jour au lendemain, on devient RH, compta, juridique… il faut tout apprendre très vite. J’ai lu, fouillé des blogs, interrogé ChatGPT…
Il faut aussi apprendre à se vendre. Changer de domaine surprend parfois. Et réseauter : je n’en avais jamais eu besoin avant. Aujourd’hui, c’est essentiel.

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ?

Tout ce que j’ai appris sur moi-même. Ce parcours est aussi personnel que professionnel. Avant, « Nick le directeur » et « Nick la personne » ne faisaient qu’un. Les distinguer a été une étape importante.

Quelles ont été les compétences transférables ?

Communication, collaboration, apprentissage. Toujours utiles.

Et les nouvelles compétences ?

La compta. La fiscalité. Le juridique. J’apprends encore tous les jours, grâce aussi aux personnes formidables avec qui je travaille.

Je viens avec beaucoup d’expérience. C’est une vraie valeur ajoutée. Je vois les choses sous différents angles.

Branding et projets

Qu’est-ce qui vous passionne dans le branding ?

J’adore la communication. Le branding, c’est ça : façonner la manière dont une entreprise est perçue. C’est passionnant.

Comment trouvez-vous des projets ?

Approche multicanale. Un bon profil LinkedIn, un site web clair. C’est essentiel.

Conseils et inspiration

Un conseil pour les personnes qui envisagent une reconversion ?

Respirez. Prenez votre courage à deux mains. Lancez-vous. Il faut apprendre à nager. Mais vous y arriverez. Et ce n’est pas un aller simple. On peut toujours revenir à sa voie précédente. Changer ne veut pas dire tout effacer.

Comment gérez-vous l’incertitude ?

Je suis un optimiste inébranlable. Mais aussi pragmatique. Chaque petit pas m’amène plus près de mon but.

Pour conclure

De quoi êtes-vous le plus fier ?

D’être sorti de ma zone de confort. J’ai osé. Et j’ai réussi.

Qu’est-ce qui vous donne de l’énergie dans votre travail ?

Les personnes. Elles sont brillantes, différentes, inspirantes. Mes client·e·s aussi me portent.

Si c’était à refaire, suivriez-vous le même parcours ?

Oui. Avec plus de recul sur certains points. Mais je recommencerais.

À propos de Nick

Aujourd’hui, Nick travaille comme consultant indépendant en communication et stratégie de marque.
Pour en savoir plus : nickpraulins.com

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