Allgemeine Anthroposophische Gesellschaft
Basel
Goetheanum | Créer du neuf à partir de l’histoire de l’eurythmie
- 07 août 2026
- 100%
- Durée indéterminée
- Basel
Résumé de l'emploi
Martina Maria Sam et Stefan Hasler explorent l'histoire de l'Eurythmie. Cette nouvelle édition des cours Dionysien et Apollinien offre une opportunité unique.
Tâches
- Examiner les concepts de Dionysos et Apollon en Eurythmie.
- Analyser l'impact des cours sur la pratique et la pédagogie.
- Relier la création artistique à la langue et à l'harmonie.
Compétences
- Expérience en Eurythmie et connaissance des travaux de Rudolf Steiner.
- Compétences en analyse historique et philosophique.
- Aptitude à relier théorie et pratique.
Est-ce utile ?
À propos de cette offre
Créer du neuf à partir de l’histoire de l’eurythmie
Ensemble avec d’autres auteurs, Martina Maria Sam et Stefan Hasler explorent l’histoire de l’eurythmie. La nouvelle édition regroupée du cours dionysiaque et du cours apollinien paraîtra bientôt.
Franka Henn Pour tous ceux qui ne connaissent pas bien l’eurythmie, il faut demander : quel rapport ont les divinités grecques Dionysos et Apollon avec l’eurythmie ?
Martina Maria Sam Ce n’est pas que Rudolf Steiner ait nommé ainsi les deux cours, c’étaient plutôt les eurythmistes. Elles ont aussi simplement désigné ces leçons comme premier et deuxième cours. On trouve dans les deux cours des indices montrant que les cours ont été nommés ainsi plus tard. Dionysos est le dieu de la personnalité, du subjectif, du créatif, de l’acte de création, du créateur ; Apollon représente davantage la forme et l’harmonie dans l’ensemble. Il existe une approche microcosmique et une approche macrocosmique pour traiter le langage. Rudolf Steiner a dit dans une conférence sur le développement du langage que le Logos avait en quelque sorte été « déchiré ». Le côté créatif-sonore et le côté signifiant-pensant du langage formaient autrefois une unité – distincts mais néanmoins liés en une harmonieuse « dualité ». Au cours du développement, le côté pensant a d’abord été « poussé trop haut » dans la tête. Cela a engendré des concepts trop généraux et non individualisés. Le côté créatif-sonore a été « poussé trop bas » dans l’inconscient de l’homme et s’est lié à la partie égoïste, ce qui se manifeste par exemple dans la mise en avant nationaliste de sa propre langue. Rudolf Steiner a donné des indications sur la manière de reconnecter les deux parties du Logos ; cela se reflète aussi dans ces deux cours d’eurythmie. L’histoire des cours est aussi liée à différentes femmes : l’impulsion dionysiaque avec la jeune Lory Smits, le cours apollinien avec Tatiana Kisseleff.
Henn Comment ces deux cours ont-ils alors vu le jour ?
Sam Après la question initiatrice de Clara Smits sur l’eurythmie, Rudolf Steiner a d’abord donné quelques indications à sa fille Lory, puis en 1912, à côté du cycle sur l’évangile de Marc à Bâle, il a eu plus de temps et lui a donné neuf leçons. Tatiana Kisseleff, qui dirigeait le travail d’eurythmie à Dornach, a rapporté qu’en mars 1915 elle avait montré à Rudolf Steiner des poèmes de Christian Morgenstern en eurythmie et qu’il avait alors dit que les bases données jusqu’alors ne suffisaient plus, qu’il fallait un nouveau cours. Pour août/septembre, les quatre personnes qui donnaient déjà des cours d’eurythmie furent invitées : outre Lory Smits et Tatiana Kisseleff, Erna Wolfram et Elisabeth Dollfus. Et comme Rudolf Steiner avait écrit un nouveau poème, « Douze humeurs », pour la représentation duquel il avait besoin de 19 eurythmistes, on fit appel à toute une série d’autres jeunes femmes qui travaillaient à la construction du Premier Goetheanum, comme sculptrices ou peintres. Ces 22 leçons eurent finalement lieu pour 19 participantes plus Marie Steiner et Mieta Waller ainsi que les trois mères Marguerite Dollfus, Elise Wolfram et Clara Smits.
Ce texte est un extrait d’un article publié dans la revue hebdomadaire « Das Goetheanum ». Vous pouvez lire l’article complet sur le site web de la revue.