Stiftung INLUMINE
Arlesheim
inlumine • De l'achat de la maison d'enfants et des lits en forme de barque
- 07 août 2026
- 100%
- Durée indéterminée
- Arlesheim
Résumé de l'emploi
En 1966, un groupe de parents a acquis un ancien home pour handicapés.
Tâches
- Transformé en centre d'accueil pour personnes lourdement handicapées.
- Création d'une atelier pour assurer le financement nécessaire.
- Développement de services face à des défis financiers persistants.
Compétences
- Expérience dans la gestion d'établissements pour handicapés requise.
- Compétences en gestion financière et organisationnelle.
- Capacité à travailler avec des équipes multidisciplinaires.
Est-ce utile ?
À propos de cette offre
Tout a commencé lorsque le postier du village de Langenbruck, qui participait également à la commission d'évaluation de l'association des parents Sonnenhof Arlesheim, s'est mis à la recherche d'un lieu approprié pour un foyer destiné à l'accueil de personnes lourdement handicapées. Il est tombé sur la maison d'enfants de Langenbruck, qui était vide et n'était plus nécessaire après que la tuberculose ait pu être combattue avec des médicaments et que les stations d'air comme Langenbruck ne soient plus demandées.
La maison a été visitée, approuvée et achetée par le conseil d'administration de l'association des parents : pour 280 000 CHF, y compris le terrain et l'inventaire. Il n'y avait guère que quelques centaines de francs dans la caisse de l'association lorsque le contrat d'achat a été signé le 22.4.1966.
À l'époque, l'assurance invalidité (AI) ne versait des contributions à un foyer pour adultes que si au moins 60 % des résidents étaient aptes à l'intégration. Un atelier était donc une condition pour le financement. Et celui-ci devait s'autofinancer. De plus, les contributions de l'AI et éventuellement du canton de Bâle-Campagne n'étaient pas attendues avant deux ans. Les parents avaient donc devant eux une longue période financière difficile.
Encore une fois, il revenait aux parents de prendre les choses en main pour que le projet d'héberger leurs enfants de manière adéquate puisse réussir. Les proches ont accordé des prêts sans intérêt ou à faible taux. Par des lettres de sollicitation, le conseil d'administration a fait appel aux amis et aux entreprises pour des dons, et deux hypothèques ont été contractées.
C'est ainsi que la maison d'enfants de Langenbruck a pu être achetée. Il restait même un surplus pour faire repeindre les intérieurs, installer une deuxième salle de bain et un chauffage. La cuisine a été rénovée en douceur. On était heureux de chaque meuble et équipement déjà présents. Comme par exemple les grands lits en forme de barque avec des matelas (anciens !) et des couettes épaisses.
Mais où trouver l'argent pour l'atelier exigé par l'AI, que l'on ne pouvait pas installer dans le bâtiment du foyer ?
La commission du foyer commandée pour Sonnmatt a trouvé une solution. Elle a loué à un prix avantageux une baraque désaffectée de construction d'autoroute nationale. Des volontaires – apprentis de l'Action 7 – l'ont montée gratuitement. Une pièce était ainsi disponible pour le tissage, le travail du bois, de la cire et du tricot. S'y sont ajoutés des travaux de métal ; des entreprises faisaient assembler des pièces métalliques à Sonnmatt.
Cela garantissait que le financement était également pris en charge par l'AI, même si le montant n'est arrivé qu'en 1969, c'est-à-dire trois ans après l'achat. Ce n'était qu'un tiers du prix d'achat, réduit encore d'un quart, car le foyer hébergeait 25 % de personnes non intégrables.
Deux ans après la fondation, le foyer comptait 13 personnes prises en charge (dont cinq « cas de soins ») et – outre les parents d'accueil – deux employés. Deux autres postes avaient été approuvés. Mais il était difficile – et le resta pendant des décennies – de trouver du personnel.
Aujourd'hui encore, soixante ans plus tard, le soutien financier ainsi que le manque de personnel spécialisé et soignant pour les personnes handicapées restent malheureusement les plus grands défis de nos institutions. On semble avoir peu appris de l'histoire. Les exigences sans cesse renouvelées du canton et de la Confédération, qui passent souvent à côté de la réalité du quotidien des soins dans nos institutions, mettent à l'épreuve tous ceux qui s'occupent quotidiennement des résidents. Hier comme aujourd'hui, il s'agit donc de mettre en œuvre les directives avec mesure et un sens humain affectueux afin qu'elles apportent une réelle valeur ajoutée à notre clientèle.
Nous en dirons plus dans notre prochaine histoire, qui nous conduira à l'engagement actuel de la fondation.