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5 facteurs qui font la différence pour décrocher un premier emploi
L’entrée dans la vie active en Suisse reste solide, mais inégale. Selon les derniers chiffres nationaux disponibles, le taux de chômage des diplômé·e·s est d’environ 3,2 %, mais il varie fortement selon le domaine, et le marché romand est plus tendu que la moyenne suisse. Cinq facteurs décident de la rapidité de votre insertion : votre domaine, votre voie d’entrée, la façon de montrer votre expérience, le ciblage de vos candidatures et la connaissance de votre valeur. Les soigner vous donne un net avantage.
Soyons honnêtes : se lancer en ce moment, c’est beaucoup. Les titres oscillent entre alertes à la récession et emballement. L’IA change la façon de travailler, avec la crainte sourde que les premiers postes soient les plus exposés. Votre fil est plein de gens qui semblent tout maîtriser, pendant que vos propres candidatures restent souvent sans réponse. Si cela vous paraît plus lourd que pour la génération précédente, ce n’est pas qu’une impression.
Voici ce qu’il faut garder à l’esprit. Le changement est réel, l’incertitude aussi, mais ni l’un ni l’autre n’est une porte fermée. Les chiffres suisses les plus récents pour les diplômé·e·s sont encourageants, même s’ils ne reflètent pas encore les évolutions actuelles. Et une grande part de votre parcours dépend de vous, plus que vous ne le ressentez en ce moment. Vous ne contrôlez ni l’économie ni la vitesse de l’IA. Votre voie d’entrée et la clarté avec laquelle vous montrez vos atouts, oui.
Les recruteur·euse·s cherchent une chose : des signes de ce que vous pouvez apporter. Les projets d’études, les jobs d’appoint ou la vie associative comptent, dès que vous les étayez par des résultats. Cinq facteurs font la différence aujourd’hui. Les voici.
1. Connaissez votre domaine
Votre domaine en dit plus sur vos chances que n’importe quelle moyenne. Un an après le diplôme, le taux de chômage varie fortement : 1,4 % en médecine et pharmacie, 2,1 % en sciences techniques, 8,6 % en design. Trouvez d’abord le chiffre de votre domaine, puis planifiez de façon réaliste.
À garder en tête : ces chiffres sont nationaux, et le marché romand est plus tendu. Le chômage des diplômé·e·s y est plus élevé qu’en Suisse alémanique. Par exemple, à Neuchâtel, les diplômé·e·s d’une haute école du canton affichaient 5,4 % de chômage un an après le diplôme en 2023 (au sens du BIT), contre environ 3,2 % au niveau national. Regardez donc votre propre canton et votre filière, pas seulement la moyenne.
2. Choisissez la bonne voie d’entrée
Il existe plus d’une voie vers l’emploi, et c’est une bonne nouvelle. Trois voies éprouvées s’offrent à vous : l’entrée directe, le stage de premier emploi et le programme pour jeunes diplômé·e·s. La bonne dépend de votre domaine et de votre objectif. L’administration fédérale à elle seule met au concours plus de 600 places de stage par an.
| Voie | Ce que c’est | Vitesse vers un poste fixe | Responsabilité | Pour vous si |
|---|---|---|---|---|
| Entrée directe | Un poste junior fixe d’emblée, sans étape intermédiaire. | La voie la plus rapide quand votre domaine est recherché. | Élevée dès le premier jour. | Votre domaine est recherché et vous pouvez montrer une expérience pratique ou des projets. |
| Stage de premier emploi | Un stage à durée déterminée, comme passerelle vers le secteur. | Un tremplin éprouvé vers un possible poste fixe. | Augmente avec le temps, avec une marge pour apprendre. | Vous voulez découvrir un secteur et acquérir une première expérience. |
| Programme pour jeunes diplômé·e·s | Un programme structuré qui vous fait passer par plusieurs services. | Vous oriente de façon ciblée vers un poste. | Augmente pas à pas. | Vous voulez toucher à plusieurs domaines et vous développer de façon ciblée. |
Sources : orientation.ch ; portail de l’emploi de la Confédération (plus de 600 places de stage par an) ; Bildung Schweiz / services carrière ZHAW.
Aucune de ces voies n’est une impasse. Un stage n’est pas un pas en arrière, mais souvent un accélérateur de carrière. Et si décrocher un poste fixe vous semble encore difficile aujourd’hui, un stage ou un programme pour jeunes diplômé·e·s peut être une excellente porte d’entrée vers les mêmes opportunités.
Choisissez votre voie et trouvez les offres correspondantes sur jobup.ch.
3. Rendez votre expérience visible
Votre plus grand atout n’est pas plus d’expérience, mais la façon de présenter celle que vous avez déjà. Montrez trois choses à chaque fois : la tâche, votre action et le résultat. « Membre de l’association étudiante » devient ainsi « organisation d’un événement sur le campus réunissant 250 personnes ». Même expérience, mais bien plus d’impact.
4. Postulez de façon ciblée
Postulez là où vous correspondez vraiment, et vos chances augmentent. Viser des postes junior dans votre propre domaine, c’est miser sur vos points forts. Et les chiffres le confirment :
des diplômé·e·s en emploi occupent, un an après le diplôme, un poste correspondant à leur niveau.
5. Connaissez votre valeur
Votre premier salaire fait aussi partie de la discussion, dès que vous connaissez votre valeur de marché. Même pour un poste junior, il existe des fourchettes de rémunération usuelles. Les connaître permet d’arriver en entretien mieux préparé·e et d’éviter de sous-estimer sa valeur.
Même un poste junior a un salaire de marché. L’estimateur de salaire vous montre ce à quoi vous attendre dans votre domaine.
Choisissez votre voie, mettez en avant vos points forts et commencez à postuler. Chaque candidature est une occasion de progresser, et votre premier emploi est avant tout le début d’une trajectoire professionnelle à construire.
Questions fréquentes
Quelles sont les perspectives des diplômé·e·s en Suisse en ce moment ?
Bonnes, mais inégales. Au niveau national, le taux de chômage des diplômé·e·s est bas, autour de 3,2 %, et la grande majorité travaille dans l’année. Le marché romand est toutefois plus tendu. Par exemple, à Neuchâtel, les diplômé·e·s d’une haute école du canton affichaient 5,4 % un an après le diplôme en 2023. Regardez donc votre canton et votre filière, pas seulement la moyenne.
Quels domaines trouvent un emploi le plus vite ?
Plusieurs s’en sortent très bien. La médecine et la pharmacie sont en tête avec 1,4 % de chômage, les sciences techniques avec 2,1 %. D’autres, comme le design, affichent un taux plus élevé, à 8,6 %. Il vaut donc la peine de savoir où se situe votre domaine.
Entrée directe, stage ou programme pour jeunes diplômé·e·s, quelle est la meilleure voie ?
Les trois sont de bonnes voies. L’entrée directe est la plus rapide quand votre domaine est recherché. Le stage et le programme sont des tremplins éprouvés vers un poste fixe. Choisissez celle qui correspond à votre domaine et à votre objectif.
Que mettre dans son CV quand on manque d’expérience ?
Mettez les résultats en avant. Les projets d’études, les jobs d’appoint et la vie associative comptent quand vous nommez la tâche, l’action et le résultat. « Organisation d’un événement réunissant 250 personnes » a plus d’effet que « membre de l’association ».
Comment obtenir plus de réponses à mes candidatures ?
Postulez de façon ciblée. Les candidatures qui correspondent à votre domaine et à votre niveau aboutissent le mieux. Les chiffres le montrent : 80,5 % des diplômé·e·s occupent un poste à leur niveau en un an. La pertinence l’emporte sur le nombre.
Un stage après les études : recul ou tremplin ?
Plutôt un tremplin. Le stage est une voie d’entrée reconnue et un moyen rapide de découvrir un secteur de l’intérieur. La plupart des diplômé·e·s décrochent un poste à leur niveau en un an.
Pour aller plus loin
Comment vous lancer et convaincre quand votre rubrique expérience est encore courte.
Des idées concrètes pour mettre en valeur projets, stages et engagements associatifs.
Postuler sans annonce, et le faire de façon percutante pour vous démarquer.
Le texte de cet article et l’image associée ont été créés avec l’aide de l’IA.